| LE P***, SELF-SERVICE
L'autre soir j'étais au P***, affalée
dans un canapé de skaï élimé,
contemplant avec circonspection la faune environnante.
Je m'étais laissée trainer par Lucia
pour un petit set dont finalement on n'a pas vu
grand chose, et on a vite élu domicile
dans un coin du box, à tenir salon avec
un certain nombre de clubbeurs/euses plus ou moins
de notre accointance.
Tout le monde se connaît tellement que c'est
difficile après avoir croisé deux
ou trois personnes de ne pas se retrouver au centre
d'une petite foule de pouffes mâles et femelles.
Je n'avais pas tellement l'intention de prendre
racine. Parmi les pétasses mâles
j'avais débusqué quelques spécimens
plutôt bons, et depuis une demi-heure j'avais
plus notamment dans ma ligne de mire un jeune
homme sexy qui prenait soin d'y rester, me zieutant
copieusement tout en papotant avec une fille que
Lucia connaissait de loin. J'ai supposé
qu'il me suffisait d'être un peu plus vive
qu'elle pour m'arracher d'ici dans les 5 minutes
avec le mec en question, et je me disposais à
aller tester quand il s'est lentement approché
de moi.
J'aimais bien la façon dont il bougeait,
pour l'instant tout était cohérent,
la démarche, le regard, la bouche pour
le moins sensuelle ...
Look un peu teknikart à baffer, mais nu
il serait certainement pas mal du tout.
Avant même qu'il ouvre le bec j'ai fait
un signe vers le bar. Il a acquiescé et
nous avons manoeuvré jusqu'à nos
cocktails. Il avait l'air de vouloir m'offrir
un verre mais j'ai préféré
la jouer "c'est ton jour de chance, c'est
ma tournée" (ne pas trop leur laisser
d'initiative... dans le cas d'un back-up forcé
c'est une bonne option)
On a commencé à discuter comme on
pouvait dans le vacarme ambiant mais on ne voulait
pas tellement parler, en fait. Ni l'un ni l'autre
sans doute.
J'étais plus occupée à détailler
ses mains et à les imaginer me caresser,
à observer chaque mouvement de sa bouche
et de ses lèvres pleines ... Je me suis
penchée vers lui pour vérifier que
je ne m'étais pas plantée en imaginant
qu'il portait Egoïste, et je me suis enivrée
en un instant de cette effluve hypnotique. (Beaucoup
de mecs sexy portent Egoïste, dont le nom,
avouons-le, a aussi la particularité d'être
pour beaucoup d'entre eux un assez bon intitulé
... Enfin c'est de bonne guerre et c'est une odeur
très tripante néanmoins)
On a terminé nos verres, aperçu
Lucia qui se déchaînait sur la piste,
et j'ai décidé que si je voulais
un peu de sexe tranquille sans zapper ma nuit
il fallait que je passe à l'action. Je
n'avais pas envie de rester au P*** à boire
des cocktails jusqu'à l'aube. Je me sentais
de plus en plus chaude. Ce mec était des
plus sexy, mais il ne m'apparaissait pas qu'il
allait le devenir davantage avec trois verres
de plus, donc je me suis dit que le plus simple
était probablement de lui proposer d'aller
tout de suite finir la soirée chez moi.
Au pire, il aurait peur, mais j'avais des doutes.
... Il ne s'est en effet pas fait prier très
longtemps. Il n'avait pas de sac à récupérer
au vestiaire, nous pouvions donc tracer.
Alors que nous approchions de la sortie, quelqu'un
lui a tapé dans le dos. Il s'est retourné
et il a vu un de ses copains, un gars à
peu près dans le même genre que lui
avec le même look, mais plutôt châtain.
Je me suis dit que c'était vraiment cool
et que je pourrais aussi bien faire d'une pierre
deux coups en les ramenant tous les deux chez
moi sans autre forme de procès.
Le deuxième gars portait l'O d'Issey. Pas
mal, dans un autre genre. Egoïste lui a dit
qu'on s'arrachait et je lui ai proposé
de venir. Il a accepté comme si il s'immisçait
dans un couple de longue date à la complicité
galopante et on a mis les voiles.
C'est ce moment qu'a choisi Nadège, une
blonde copine de Lucia, pour se radiner. Apparemment
elle avait pris une option sur le mec numéro
2 et elle n'avait pas l'intention de le laisser
filer comme ça. Je me suis demandé
2 minutes si on n'allait pas l'emmener avec nous
histoire de faire une petite partouze à
la bonne franquette, et puis finalement je me
suis dit que je ne voyais pas tellement de raison
pour partager ces deux charmantes créatures
avec cette pouffe, donc j'ai abandonné
l'idée.
O d'Issey s'est tiré d'affaire tout seul
comme un grand, et on s'est engouffré dehors.
En quelques minutes de marche à peine
on est arrivé jusqu'à chez moi.
Une fois dans mon salon, alors que je me demandais
pourquoi ils ne m'avaient pas encore embrassée,
j'ai servi une coupe de champ à mes invités
et j'ai mis un disque. On s'est installé
dans le canapé, j'ai posé ma coupe
de champ sur la table basse et, me renfonçant
profondément dans les coussins j'ai posé
une main sur chacune de leurs bites, qui étaient
dures à souhait.
Un frisson de désir électrique m'a
prise alors que leurs mains se baladaient déjà
sur mon corps et je me suis cambrée d'excitation.
Le brun en a profité pour passer un bras
derrière mon dos. Je me suis creusée
davantage et j'ai attrapé au vol sa bouche,
aussi tendre et moelleuse que je l'imaginais.
Je l'ai caressée de la mienne doucement
avant de lécher ses lèvres; je ne
me lassais pas d'en dessiner le contour avec ma
langue dardée; plus je le sentais et plus
il me plaisait, j'ai enfoncé ma langue
dans sa bouche comme j'avais envie qu'il me prenne
ensuite et j'ai consciencieusement exploré
son goût et sa géographie.
Pendant ce temps son copain agaçait mes
seins à travers mon soutien gorge, il avait
relevé mon tee-shirt au dessus de ma poitrine
et me titillait tantôt de la langue et tantôt
des dents en une sarabande infernale.
J'ai saisi sa tête et je me suis penchée
vers lui pour l'embrasser aussi, sa bouche était
différente de celle de l'autre et comme
c'était la seconde peut-être que
je n'y ai pas tout a fait prêté autant
d'attention, mais je me suis laissée aller
à ce baiser avec autant d'abandon.
J'ai pécho la télécommande
et j'ai poussé un peu le son.
J'avais leurs deux bouches dans le cou, à
présent; je n'aurais pas su dire si ils
avaient déjà officié à
deux mais ils semblaient experts dans l'art de
se partager le théâtre des opérations
sans trop empiéter sur le territoire du
voisin, qu'ils échangeaient d'ailleurs
avec une maestria dont je ne voulais rien savoir.
Ces quatre mains sur moi et ces lèvres
chaudes qui me caressaient m'emmenaient non pas
au paradis mais dans une très agréable
faille de l'espace temps, où seul le plaisir
compte.
J'avais le ventre en feu, j'étais trempée
et assez envie que des doigts partent explorer
ma petite culotte sans trop tarder mais avant
ça je voulais faire un peu mieux connaissance
avec leurs propriétaires, établir
une cartographie de leurs anatomie et découvrir
leurs fesses, leurs épaules, leurs sexes,
leurs ventres et leurs poitrine ... Juste assez
pour bien noter toutes les différences
mais pas assez pour les rendre moins anonymes
qu'ils n'étaient, c'était bien d'être
ainsi aux mains de deux mecs inconnus, sexy, promesse
de bien des plaisirs sans guère de complication...
Je les ai entraînés dans ma chambre
pour qu'on puisse se vautrer à loisir dans
mon grand lit et je m'y suis allongée,
écartant les bras en étoile et les
regardant attentivement l'un après l'autre.
Le brun était plus mince, plus longiligne,
il était sec et nerveux et par sa chemise
maintenant ouverte je voyais sa poitrine lisse,
j'avais envie d'y poser mes lèvres aussi
l'ai-je attiré vers moi par la ceinture
et ai-je embrassé son ventre.
Le châtain était plus massif, lui
je voulais plutôt poser ma tête sur
son épaule et respirer son cou en glissant
ma main dans son caleçon ...
De fil en aiguille nos fringues n'ont pas tardé
à voler, et les choses sérieuses
ont commencé. Egoïste s'est allongé
derrière moi et il s'est mis à me
lécher le cou en me caressant l'intérieur
des cuisses, très haut, d'une pression
imperceptible qui me mettait la misère
... Je sentais sa queue super dure contre mes
fesses, j'ai tendu une main derrière moi
pour la toucher et au même moment son pote
à commencé à me lécher
la chatte, d'abord très doucement puis
nettement plus en profondeur. C'était super
bon ... J'ai ouvert la bouche pour exhaler un
gémissement de plaisir, le mec brun s'y
est engouffré et j'ai connu le plaisir
raffiné d'être fouillée par
deux langues à la fois.
Mon lécheur ne semblait pas se lasser
de son activité et ça me mettait
en feu. Je l'ai fait s'allonger et je me suis
agenouillée au dessus de son visage, il
m'a saisie par la taille et m'a solidement maintenue
tandis qu'il se concentrait maintenant sur mon
clitoris, me faisant monter d'un coup de 20 degrés
vers le pur kif.
J'ai attiré l'autre vers moi, je l'ai fait
se mettre debout au bord du lit et j'ai commencé
à le caresser lentement en lui léchant
le gland, j'avais l'autre main sur une de ses
fesses que je serrais sous ma paume, elles étaient
un peu rebondies et j'ai toujours trouvé
les types à fesses rebondies vraiment craquants.
Il a gémi quand j'ai pris son gland dans
ma bouche pour le sucer plus fort, amorçant
en douceur la totale aspiration de son sexe par
ma bouche avide. J'ai adapté mon rythme
à celui d'O d'Issey qui maintenant glissait
deux doigts dans mon vagin trempé tout
en me cunnilinguant avec un art de plus en plus
consommé...
Me sentir tout à la fois pénétrée,
enfin, par des doigts à la fois légers
et précis, et léchée par
une langue souple, ça me rend folle.
Finalement, c'est tout un art, c'est la bonne
caresse au bon moment, le bon léchage au
bon moment, et en plus les deux en même
temps. Ce mec se débrouillait magnifiquement,
y penser alors que je suçais son copain
était plus excitant que tout le reste...
Je commençais à avoir envie de plus
de doigts, de plus de queues, mais j'avais envie
également de faire durer le plaisir ...
Attendre un moment encore, pousser jusqu'au bord
de l'extrême limite ... mais vraiment parce
que la torture chinoise a du bon de temps en temps...
J'ai délicatement laissé sortir
de ma bouche la queue du mec parfumé à
Egoïste et j'ai commencé à
lécher ses couilles, qu'il avait plutôt
petites et compactes. Et aussitôt j'ai eu
envie de faire pareil à l'autre, qui me
léchait toujours, imperturbable.
Ce qui m'excitait à mort c'était
qu'il bandait grave, et que de temps en temps
il tendait la main vers sa queue pour se caresser,
distraitement, un peu comme s'il se découvrait
lui-même, et ce geste était magnifique.
Je me suis levée, j'ai passé un
genou au dessus de sa tête pour me placer
sur son côté, j'ai embrassé
son visage, ses lèvres toute brillantes
de mouille, et puis j'ai attrapé sa queue
que j'ai caressée un peu comme je l'avais
vu faire. Il m'a regardée et m'a souri.
Il avait un très beau sourire.
Je me suis penchée vers lui, j'ai respiré
son odeur et découvert la texture de sa
peau sous ma langue, et puis je l'ai pris dans
ma bouche.
Alors que sa queue s'enfonçait jusqu'au
fond de ma gorge j'ai senti l'autre mec se coller
à moi, glisser ses mains entre mes cuisses,
les écarter, et il s'est mis à me
lécher lui aussi. Il n'avait pas la même
technique que l'autre, il y allait moins doucement,
moins insidieusement, moins profondément,
il était plus vif et plus désordonné,
j'aimais un peu moins sur le long terme mais dans
l'instant c'était vraiment bon .
C'était bon d'être là à
déguster un sexe dur tout en sentant un
souffle avide sur mes petites lèvres ...
Plus j'y pensais et plus j'aimais le contact
de sa queue coulissant contre mes lèvres,
l'échauffement particulier et vaguement
anesthésiant qui s'ensuit quand on reste
longtemps sans varier de rythme et qu'on n'arrive
plus bien à trop varier la pression non
plus, le plaisir lancinant de se sentir ainsi
remplie par un sexe gonflé aux veines bleues
que je pouvais presque imaginer palpiter sous
ma langue.
Il se caressait en même temps et parfois
ses doigts se retrouvaient tout contre ma bouche,
alors je les léchais au passage, et ça
le faisait gémir, ensuite il faisait le
tour de mes lèvres du bout des doigts,
faisait le tour de sa propre queue bien enfoncée
dans ma bouche avant de prendre mon visage entre
ses mains.
Pendant ce temps le mec brun a commencé
à me doigter et j'ai eu super envie d'être
prise immédiatement par l'un des deux,
n'importe lequel, voire les deux mais plus tard
...
Le mec brun a du lire dans mes pensées
car il m'a prise plus fort, et si je n'avais pas
eu la bouche pleine j'aurais crié mais
j'ai du me contenter d'un gémissement étouffé
qui a néanmoins rempli son effet : au même
instant un moment de grâce est survenu :
l'un a sorti sa queue de ma bouche pour venir
y déposer un baiser, l'autre a sorti sa
tête d'entre mes cuisses et est monté
m'embrasser le cou. Ah... le cou... Il m'est arrivé,
sincèrement, de me demander si je connaissais
quelque chose de plus agréable que sentir
une bouche mâle et sexy toute proche me
caresser la peau du cou de son souffle chaud.
Exactement le même truc qui est immonde
quand c'est un perv dans le métro qui vous
projette son souffle putride au dessus de l'écharpe,
comme quoi dans la vie tout est vraiment relatif;
mais passons...
J'étais maintenant dans la posture typique
de la fille entre deux mecs, prise en sandwich
entre deux ventres chauds, entre deux queues qui
s'étaient immiscées entre mes cuisses
et que j'ai saisies, à pleines mains, pour
les frotter contre ma chatte super trempée
de mouille et de leurs deux salives.
Je me suis demandé quel effet ça
leur faisait de se frotter ainsi contre moi, je
me suis toujours demandé ça, il
m'est toujours apparu que ça devait être
copieusement bizarre ...
C'est là que tous les deux ils ont penché
la tête du même côté
et se sont embrassés.
Comme ça.
Vu d'aussi près c'était surexcitant,
et puis surtout ça faisait longtemps que
je ne m'étais pas retrouvée avec
deux types bi comme ça dans mon lit.
Comment tout cela allait-il finir? allaient-ils
m'oublier progressivement pour se concentrer sur
des activités entre mâles (je pourrais
toujours mater un peu) ou bien se montreraient-ils
à la hauteur de ce qu'ils m'avaient fait
espérer en ajoutant ce raffinement optionnel
à nos ébats déjà bien
entamés? ... Vous le saurez en lisant la
suite de cette histoire!
A suivre...
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